Erreur médicale : Eurekam sort la deuxième version de son logiciel Drugcam

Existe-t-il une plus belle preuve de reconnaissance pour une marque que d’entrer dans le vocabulaire courant ? C’est le cas du système de sécurité pour les préparations médicamenteuses en oncologie Drugcam, inventé en 2009 par Benoît Le Franc, pharmacien de l’hôpital Saint-Louis à La Rochelle, vendu par la société Eurekam depuis 2012.

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Cette solution dédiée aux unités de reconstitution des chimiothérapies accompagne, via une intelligence artificielle, la main du préparateur pour éviter « le mauvais dosage, l’utilisation d’une mauvaise molécule ou la mauvaise identification d’un patient ».

« Le verbe est en train d’apparaître. On entend dire aujourd’hui : on va drugcamer des chimiothérapies », remarque Loïc Tamarelle, président et cofondateur d’Eurekam, implantée à Lagord, au parc Atlantech, après être passée par les incubateurs (Poitou-Charentes et Charente-Maritime) et l’hôtel d’entreprises Creatio Tech, à Chef-de-Baie.

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La société, dont le chiffre d’affaires a affiché plus de deux millions d’euros en 2022, emploie vingt personnes, parmi lesquelles des ingénieurs développeurs recrutés cette année pour répondre aux nouveaux défis. Après le succès de son premier système auprès d’une centaine de clients (hôpitaux, cliniques, centres de lutte contre le cancer) en France, mais aussi en Belgique, en Espagne et jusqu’au Canada, qui a fait d’elle le leader dans son domaine (environ 1,5 million de chimiothérapies par an sous contrôle informatique), Eurekam a sorti la « version 2 » de la technologie Drugcam. « On a changé le moteur de la machine, amélioré les algorithmes pour réduire les erreurs médicamenteuses, explique Loïc Tamarelle. On cherche surtout à amener un confort aux préparateurs et aux pharmaciens. »

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EUREKAM

Intérêt outre-Atlantique

La pandémie de Covid-19 a été « un coup de frein », même si l’entreprise a aussitôt adapté sa solution à la préparation des vaccins contre le virus pour prévenir d’éventuelles erreurs d’injection. Après avoir interrompu sa prospection, elle a retrouvé son élan et continue d’étendre son réseau de clients en Europe, comme en Allemagne, mais aussi aux États-Unis, où l’hôpital universitaire du New Jersey s’est récemment montré intéressé par le système Drugcam. En 2013, 440 000 patients sont décédés outre-Atlantique à la suite d’une erreur médicamenteuse, qui était encore en 2016, selon le « Washington Post », la troisième cause majeure de décès par an dans ce pays.

L’an dernier, Eurekam, soutenue notamment par la région Nouvelle-Aquitaine et par le fonds Poitou-Charentes Innovation, a franchi un nouveau cap dans son développement, en procédant à une levée de fonds de 6,4 millions d’euros. De quoi se préparer aux enjeux de diversification, l’autre défi de la société. « On étudie cela aujourd’hui avec un comité de médecins, et des organismes tels que le Digital Medical Hub à Paris, confie Loïc Tamarelle. Nos réflexions tournent autour de l’anesthésie-réanimation, de la réanimation pédiatrique, qui est un secteur assez sensible. »

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